Le président de la Collectivité de Saint-Martin et quatre de ses vice-présidents comparaîtront les 7, 8 et 9 octobre pour « favoritisme » et « détournement d'objets publics ». Louis Mussington sera aussi jugé les 5 et 6 octobre dans un second dossier.
Louis Mussington, président de la Collectivité de Saint-Martin, et ses quatre vice-présidents, Alain Richardson, Bernadette Davis, Michel Petit et Dominique Louisy, sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Saint-Martin les 7, 8 et 9 octobre 2026. Ces dates sont connues depuis le 3 juin. Il leur est reproché « d'avoir fait bénéficier à certaines sociétés » la location de véhicules sans être « passé par des marchés publics », « et qu'à titre personnel, ils ont bénéficié de véhicules sans autorisation », avait détaillé la magistrate du parquet Élodie Rouchouse, citée par Le Pélican.
Le 10 septembre, le conseil territorial a accordé la protection fonctionnelle, qui couvre les frais d'avocat, aux quatre vice-présidents. Pas à Louis Mussington : la Collectivité a indiqué en séance n'avoir reçu aucune « demande formelle » de sa part, selon le même journal.
Deux gardes à vue, aucune mise en examen
Le 14 janvier, Louis Mussington est placé en garde à vue et entendu toute la journée par la gendarmerie, dans une enquête pour détournement de fonds publics portant sur l'embauche de proches. Dans un communiqué publié le 16 janvier, il écrit : « Je tiens à rappeler que cette procédure est en cours et qu'il n'est pas possible à ce stade, d'entrer dans le détail des éléments examinés. Je demeure toutefois pleinement disposé à répondre à l'ensemble des questions des enquêteurs, dans un esprit de transparence et de respect absolu des institutions. » Selon lui, la procédure a été initiée en 2023, après un courrier de quatre membres de l'opposition au procureur.
Le 28 avril, il est de nouveau placé en garde à vue, avec ses quatre vice-présidents. Aucune mise en examen n'est prononcée : le 3 juin, Louis Mussington signe deux convocations par officier de police judiciaire (COPJ), qui saisissent directement le tribunal. Après sa garde à vue, Michel Petit avait affirmé avoir découvert qu'aucun cadre n'encadrait l'usage des véhicules de la Collectivité, rapporte RCI.
Un second dossier les 5 et 6 octobre
Louis Mussington sera également jugé les 5 et 6 octobre pour prise illégale d'intérêts. Selon Soualiga Post, il avait reconnu en séance plénière du conseil territorial, en février, avoir fait embaucher son fils par la Collectivité. Outre-mer La 1ère évoque cinq proches recrutés entre 2022 et 2024. Tous les élus mis en cause restent présumés innocents.
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