1075 détenus pour 616 places. Un taux d'occupation à 175 %, à un cheveu de la pire surpopulation carcérale de France. Et un seul établissement pour tout le territoire. Ce lundi 27 avril, les surveillants du centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly ont, eux aussi, fermé les portes solidaires du mouvement national de l'UFAP-UNSA Justice qui touche également la Martinique et la Guadeloupe.
À Rémire-Montjoly, le blocage est total : plus d'extractions, plus de parloirs, plus de transferts. Le syndicat dénonce une situation devenue invivable, dans un établissement déjà désigné comme le plus surpeuplé de l'hexagone et des outre-mer après Mayotte. Les cellules individuelles de 9 m² abritent jusqu'à trois personnes, les cellules doubles cinq, les cellules triples huit. La levée du blocage est attendue mardi 28 avril, en amont d'une réception des syndicats au ministère de la Justice.
Une seule prison, un seul tribunal
Ce qui rend l'équation guyanaise particulièrement tendue, c'est l'absence de toute soupape. Là où la métropole peut désengorger un établissement par des transferts intra-régionaux, et là où les Antilles disposent encore de Ducos en Martinique et de Baie-Mahault en Guadeloupe, la Guyane n'a qu'un site pénitentiaire. Quand Rémire-Montjoly est saturé, la pression remonte mécaniquement vers les services de garde à vue, les comparutions immédiates et les juridictions.
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