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Guadeloupe : La campagne sucrière au point mort, la filière canne en péril

Guadeloupe : La campagne sucrière au point mort, la filière canne en péril
Image d'illustration. DL

Les pannes à répétition de la centrale Albioma paralysent l'usine Gardel depuis le lancement de la récolte. Planteurs sans revenus, transporteurs non indemnisés, salariés menacés de chômage partiel : toute une filière historique vacille.

La campagne sucrière 2026 devait marquer un nouveau départ pour la filière canne guadeloupéenne. Elle tourne au cauchemar. Depuis le coup d'envoi officiel mi-mars, l'usine Gardel seule sucrerie de Grande-Terre n'a fonctionné que cinq jours effectifs en deux semaines. En cause : des défaillances techniques récurrentes à la centrale thermique Albioma, dont dépend l'approvisionnement énergétique de l'usine.

Une récolte à l'arrêt

Le constat est accablant. Sur les 478 000 tonnes de cannes attendues cette saison en Guadeloupe et à Marie-Galante, une infime partie seulement a pu être broyée. Les arrêts se succèdent, parfois sans préavis, laissant planteurs et transporteurs dans l'incertitude la plus totale.

Lundi 23 mars, nouvelle suspension. La récolte est de nouveau interrompue en raison de problèmes techniques à Albioma, empêchant Gardel d'assurer la réception et le traitement des cannes. Le Comité social et économique de l'usine a été réuni en urgence. La direction envisage désormais de placer les salariés en activité partielle si la situation ne s'améliore pas rapidement.

La colère gronde dans les champs

Dans les exploitations, la tension monte. Chaque jour d'arrêt aggrave la situation économique des planteurs, déjà fragilisés par des années difficiles. Les cannes non récoltées s'accumulent, perdant en richesse saccharine et donc en valeur.

Les représentants des Jeunes Agriculteurs de Guadeloupe ne cachent pas leur inquiétude. Le spectre du chômage technique plane sur la filière, avec des cannes qui risquent de rester sur pied faute de pouvoir être traitées. Pour les planteurs, l'équation est simple : pas de récolte, pas de revenu.

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