Face à l'envolée des tarifs aériens vers les Outre-mer, le gouvernement lance une mission parlementaire. Pour les Guyanais, isolés à 7 000 km de l'Hexagone, l'enjeu dépasse le simple pouvoir d'achat : c'est la question même du lien avec la métropole qui est posée.
Le prix d'un billet d'avion entre Cayenne et Paris peut atteindre des sommets vertigineux. En haute saison, les tarifs dépassent régulièrement les 1 500 euros pour un aller-retour, parfois bien davantage. Une réalité qui pèse lourdement sur les familles guyanaises, contraintes de rogner sur d'autres dépenses ou de renoncer à voyager.
Face à ce constat, le gouvernement vient de passer à l'action. Ce 1er avril, la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou a confié au député martiniquais Jiovanny William une mission d'enquête sur les mécanismes de formation des prix des billets d'avion entre l'Hexagone et les territoires ultramarins.
Une hausse de 30% en quatre ans
Les chiffres de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) sont sans appel. En 2023, les prix des billets vers les Outre-mer ont bondi de 19% en une seule année. Sur la période 2019-2023, la hausse cumulée dépasse les 30% pour les liaisons avec les Antilles et la tendance est similaire pour la Guyane.
Pour la ministre des Outre-mer, cette situation illustre parfaitement les inégalités territoriales : « Le prix des billets d'avion constitue l'un des exemples les plus révélateurs de la vie chère en Outre-mer », a-t-elle souligné.
La Guyane, territoire le plus enclavé
Si le problème touche l'ensemble des Outre-mer, la Guyane souffre d'une situation particulière. Contrairement aux Antilles, le territoire amazonien ne bénéficie pas de la même diversité de compagnies ni de la même fréquence de vols. La concurrence y est plus limitée, et les alternatives quasi inexistantes.
Pour les Guyanais, l'avion n'est pas un luxe mais une nécessité. Qu'il s'agisse de :
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