La commission d'enquête sénatoriale sur la grande distribution outre-mer a adopté le 19 mai 2026 son rapport, présenté publiquement le 21 mai. Diagnostic sans concessions sur les oligopoles ultramarins et leurs marges opaques. Mais derrière les chiffres nationaux, c'est la situation guyanaise, la plus extrême des trois Antilles-Guyane, qui appelle les mesures les plus rapides. Décryptage des recommandations qui s'appliquent au territoire.
Ce rapport-là, la Guyane le suit avec une attention particulière. La commission d'enquête sénatoriale sur les marges de la grande distribution outre-mer, présidée par Stéphane Fouassin et rapportée par Vivette Lopez, a adopté son rapport le 19 mai 2026. Présentation publique le 21 mai. Diagnostic central : la grande distribution ultramarine est marquée par une concentration extrême, une opacité persistante des marges, et un rapport de force déséquilibré au détriment des consommateurs et des producteurs locaux.
Les chiffres frappent. Quatre familles détiendraient plus de 80 % des marchés ultramarins. En Martinique, quatre distributeurs (GBH, Parfait, CréO, SAFO) totalisent 80 % du marché alimentaire. Le groupe GBH (Bernard Hayot), avec 5,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 18 000 salariés, est le premier employeur privé d'outre-mer, et l'un des principaux opérateurs guyanais via Carrefour. Le système est documenté. Le rapport propose des outils pour le déverrouiller. Reste à voir lesquels s'appliqueront effectivement à la Guyane.
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