Trafic de cocaïne entre la Guadeloupe et l’Hexagone : jusqu’à six ans de prison ferme

Trafic de cocaïne entre la Guadeloupe et l’Hexagone : jusqu’à six ans de prison ferme
Image d'illustration. DL

À l’issue d’une enquête menée par la section de recherches de Pointe-à-Pitre, sous l’égide de la JIRS de Fort-de-France, cinq membres d’un réseau de trafic de cocaïne ont été condamnés le 27 mai à Fort-de-France à des peines allant jusqu’à six ans de prison ferme.

Un réseau structuré de trafic de cocaïne entre la Guadeloupe et l’Hexagone a été démantelé à l’issue d’une enquête conduite par la section de recherches de Pointe-à-Pitre sous la direction de la juridiction interrégionale spécialisée de Fort-de-France (JIRS). Dans un communiqué, la gendarmerie de Guadeloupe souligne qu’il s’agit d’« une enquête d’envergure » ayant permis de porter « un coup d’arrêt à une structure criminelle solidement installée ».

Le 27 mai dernier, le tribunal judiciaire de Fort-de-France a condamné les cinq principaux acteurs de cette organisation. La tête du réseau, interpellée à Petit-Bourg (Guadeloupe), a été condamnée à six ans de prison ferme. Selon la gendarmerie, cette opération judiciaire « illustre la détermination totale de la gendarmerie et de la magistrature à combattre les filières de narcotrafic opérant depuis les Antilles ».

L’affaire débute en septembre 2024 lorsque les enquêteurs recueillent des informations visant un habitant de Petit-Bourg soupçonné de diriger un trafic de cocaïne. Les premières vérifications permettent rapidement de confirmer « l’existence d’un groupe structuré, hiérarchisé et doté de capacités logistiques pour stocker le produit ». Face à « la gravité et à la dimension transnationale des faits », la JIRS de Fort-de-France décide alors de se saisir du dossier et confie les investigations à la section de recherches de Pointe-à-Pitre.

Les investigations menées durant plusieurs mois révèlent un niveau de vie sans rapport avec les revenus déclarés du principal suspect. Les enquêteurs mettent également en évidence une organisation capable de gérer des quantités importantes de stupéfiants. D’après la gendarmerie, « l’organisation s’avérait capable de stocker plusieurs centaines de kilos de cocaïne ».

Des passeurs recrutés pour alimenter l’Hexagone

L’enquête permet de reconstituer le fonctionnement du réseau. Celui-ci reposait sur plusieurs intervenants spécialisés dans le stockage, le conditionnement des produits stupéfiants et le recrutement de passeurs chargés d’acheminer la drogue vers l’Hexagone.

Au cours des investigations, deux « mules » sont interceptées à l’aéroport de Pointe-à-Pitre alors qu’elles s’apprêtent à embarquer pour Paris. Elles transportaient de la cocaïne dissimulée dans des cubis de rhum. Cette découverte vient confirmer les soupçons des enquêteurs sur les méthodes employées par le réseau pour faire parvenir la marchandise sur le territoire hexagonal.

Parallèlement aux investigations sur le trafic de stupéfiants, les gendarmes s’intéressent aux flux financiers générés par l’activité criminelle. Ils identifient plusieurs complices impliqués dans des opérations destinées à blanchir l’argent provenant du trafic.

Stupéfiants, numéraire, arme et produits de luxe saisis

Les différentes opérations conduites dans le cadre de cette enquête permettent de saisir environ cinq kilos de cocaïne ainsi que du crack en petite quantité. Les enquêteurs mettent également la main sur près de 10 000 euros en espèces, une arme de poing calibre 9 mm, mais aussi de bijoux en or et de nombreux articles de luxe, notamment des vêtements et de la maroquinerie.

Au terme des gardes à vue, huit personnes sont présentées devant le magistrat de la JIRS. Les décisions rendues le 27 mai par le tribunal de Fort-de-France se traduisent par des peines allant de trois à six ans de prison ferme pour les principaux membres de l’organisation. Les passeurs ont quant à eux été condamnés à des peines comprises entre douze mois de prison avec sursis et deux ans d’emprisonnement. Les condamnations sont également accompagnées d’amendes allant de 10 000 à 80 000 euros.

« Ce coup d’arrêt majeur porté est le résultat d’une coopération et d’un travail de longue haleine mené par la SR de Pointe à Pitre avec le soutien des unités du commandement de la gendarmerie de Guadeloupe, sous la direction des magistrats de la JIRS de Fort de France » conclut la gendarmerie.

Publicité

Cet article vous a plu ?

Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir les prochains directement par email.
Pas de publicité, pas de spam, données jamais revendues.

Parfait ! Vérifiez votre boîte mail et cliquez sur le lien de confirmation.
Veuillez entrer une adresse email valide.
Publicité

À lire aussi

Recevez nos articles gratuitement par email — Aucune pub, données protégées S'inscrire gratuitement
Gratuit

Vous partez ?

Recevez chaque jour nos articles directement dans votre boite mail. Inscription gratuite, sans publicité, vos données restent confidentielles.

Parfait ! Vérifiez votre boite mail et cliquez sur le lien de confirmation.
Veuillez entrer une adresse email valide.