Six candidatures ont été enregistrées à Saint-Martin et trois à Saint-Barthélemy pour les élections sénatoriales du 27 septembre.
Les grands électeurs de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy éliront chacun leur sénateur le dimanche 27 septembre 2026, lors de deux scrutins distincts. Neuf binômes se sont déclarés avant la clôture du dépôt des candidatures en préfecture, fixée au vendredi 11 septembre à 18 heures : six pour le siège de Saint-Martin (circonscription 978), trois pour celui de Saint-Barthélemy (circonscription 977). Les deux sénatrices sortantes, Annick Petrus et Micheline Jacques, élues en 2020 et membres du groupe Les Républicains au Sénat, briguent un second mandat.
À Saint-Martin, Annick Petrus se présente avec Alexandre Choisy comme remplaçant. Cinq autres binômes sont en lice : Daniel Gibbs, chef de file de l'opposition au conseil territorial et président de la Collectivité de 2017 à 2022, avec Marie-Dominique Ramphort ; la conseillère territoriale Bernadette Venthou-Dumaine avec Fabien Galvani ; Valérie Damaseau, conseillère territoriale et présidente de l'office de tourisme, avec Michel Petit, vice-président de la Collectivité ; Raphaël Sanchez, conseiller territorial, président de l'établissement de l'eau et de l'assainissement et de la Mission locale, avec Martine Beldor ; et Tristan Choppin Haudry de Janvry avec Emmanuelle Grimaldi.
Trois candidatures issues du groupe majoritaire
Trois de ces six candidatures émanent d'élus du bloc majoritaire RSMA conduit par Louis Mussington : celles d'Annick Petrus, de Valérie Damaseau et de Raphaël Sanchez. Le président de la Collectivité a officialisé le 11 septembre son soutien à Valérie Damaseau, saluant dans un communiqué cité par Le Pélican une « élue engagée au service de Saint-Martin depuis de nombreuses années ». Raphaël Sanchez se présente sans étiquette politique. Bernadette Venthou-Dumaine, issue des listes Alternative puis RSMA, a démissionné du groupe majoritaire au moment de déposer sa candidature, une démission d'abord refusée puis acceptée par Louis Mussington, comme le rapporte Soualiga Post.
Un scrutin à 25 grands électeurs
Le collège électoral de Saint-Martin compte 25 votants : les 23 conseillers territoriaux, le député et la sénatrice sortante. Ces deux derniers siégeant également au conseil territorial, ils votent en qualité de parlementaire et sont remplacés par une autre personne pour leur siège d'élu local. La majorité absolue, requise au premier tour, est donc de 13 voix. Le scrutin est majoritaire à deux tours, organisés le même jour, et le mandat débutera le 1er octobre.
L'élection s'est rarement jouée dès le premier tour à Saint-Martin. En 2020, Annick Petrus n'avait obtenu que 10 voix au premier tour avant de l'emporter avec 15 au second. En 2014, Guillaume Arnell était arrivé à égalité à 7 voix avant de gagner avec 11. Seul Louis-Constant Fleming, en 2008, avait été élu d'emblée, avec 17 voix.
Trois candidats à Saint-Barthélemy
À Saint-Barthélemy, où le collège compte 21 grands électeurs, Micheline Jacques, présidente de la délégation sénatoriale aux outre-mer et vice-présidente du conseil territorial, se représente avec Jérémy Laplace. Deux autres binômes ont déposé leur candidature : Benoît Chauvin avec Peggi Tello, et Maxime Desouches avec Audrey Desouches-Kleinhans. En 2020, la sortante était seule en lice et avait recueilli 12 voix.
Cet article vous a plu ?
Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir les prochains directement par email.
Pas de publicité, pas de spam, données jamais revendues.

À lire aussi
31 homicides en Guadeloupe : l'appel solennel des autorités
sept. 19, 2026
Guyane : l'économie crée des emplois, le chômage monte quand même, l'alternance devient le passeport
sept. 19, 2026
Dette de la CTM : la chambre régionale des comptes juge la situation critique
sept. 18, 2026