À mesure que la date de démarrage de la campagne cannière approche, la Guadeloupe retrouve une mécanique bien connue : la filière canne est un pilier économique, mais c’est aussi un secteur où la moindre tension sociale peut faire basculer la saison. Cette année, le signal est clair : les négociations sociales sont au point mort alors que la récolte se profile.
Les discussions entre organisations syndicales et représentants du patronat ont débuté fin décembre. Selon l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG), elles n’ont toujours pas permis de dégager de consensus, notamment sur un sujet qui, en apparence, peut sembler procédural mais qui est, en réalité, central : la composition des délégations salariales appelées à siéger à la table des négociations.
Pour l’UGTG, la présence imposée d’un syndicaliste jugé “sans réelle représentativité” fausserait le dialogue social et minerait la légitimité des échanges. Autrement dit : avant même de parler de salaires, de conditions de travail et d’organisation de la campagne, la filière bute sur la question de “qui parle pour qui”.
Cet article est réservé aux membres
Créez votre compte gratuitement pour accéder à tous nos contenus
Déjà membre ? Se connecter

À lire aussi
Orpaillage illégal : trois barges détruites sur l'Oyapock, une économie souterraine dopée par un or à 150 dollars le gramme
oct. 22, 2026
Guadeloupe : une nuit plus calme, le dialogue toujours rompu
oct. 22, 2026
Vie chère : deuxième nuit de violences en Martinique
oct. 21, 2026