Partie du lycée Gerville Réache le 1er octobre, la mobilisation touchait ce lundi 5 octobre plusieurs établissements des Abymes, de Sainte-Anne, Morne-à-l'Eau et Petit-Bourg. Les élèves dénoncent d'abord la chaleur dans les salles de classe.
« Il fait 30 degrés tous les jours. Il n'y a pas de ventilateurs, pas de clim » : interrogée par RCI aux Abymes, une lycéenne résume la colère qui gagne les établissements de Guadeloupe. Selon la radio, des rassemblements se tenaient ce lundi 5 octobre au matin devant les lycées Baimbridge, Jardin d'Essai et Chevalier Saint-Georges, aux Abymes. Les lycées Faustin Fléret, à Morne-à-l'Eau, et Yves Leborgne, à Sainte-Anne, étaient bloqués, tandis qu'une centaine d'élèves étaient réunis devant le lycée des Droits de l'Homme, à Petit-Bourg.
Le sous-préfet de Pointe-à-Pitre, Jean-François Moniotte, a fait état auprès de RCI de plusieurs centaines de lycéens aux abords des trois établissements abymiens, sans incident en début de matinée. Police nationale et police municipale ont dévié la circulation pour permettre aux élèves de protester, « puisque c'est leur droit, de manière sécurisée ».
Chaleur, locaux vétustes, journées à rallonge
Le mouvement a démarré le 1er octobre au lycée Gerville Réache, aux Abymes. La région académique avait alors appelé élèves et personnels « à faire preuve de calme, de responsabilité et de respect des personnes et des biens », précisant que le rectorat et la préfecture « suivent attentivement l'évolution de la situation ». Le lendemain, selon Karibinfo, un lycéen a été interpellé pour une tentative d'incendie près du lycée Ducharmoy, à Saint-Claude.
Face aux micros de RCI, les lycéens décrivent des classes sans climatisation, des locaux non rénovés depuis des années et des journées de « 7h-17h ». L'une d'eux dit se mobiliser « pour tous les lycées de Guadeloupe et de France ». Au niveau national, le SNES-FSU, le SNUEP-FSU et le SNEP-FSU listent les griefs des élèves : « manque de personnels, bâti vétuste, nombre trop important d'élèves par classe, emplois du temps intenables, poursuite d'études entravée ».
Soutien syndical, fermeté du rectorat
Le 2 octobre, le SNES-FSU de Guadeloupe a apporté son soutien aux « revendications légitimes » des lycéens, estimant que « la répression policière de ce mouvement est inacceptable et doit cesser ». Les trois syndicats de la FSU ont déposé un préavis de grève national et appellent à « une présence adulte, par exemple devant les lycées », pour garantir aux élèves le droit de manifester. Le recteur, Gabriele Fioni, a de son côté prévenu, selon RCI : « Nous serons intraitables face à toute forme de violence ».
Cet article vous a plu ?
Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir les prochains directement par email.
Pas de publicité, pas de spam, données jamais revendues.

À lire aussi
Mouvement lycéen : cinq établissements fermés en Martinique
oct. 06, 2026
Guyane : 897 millions d'euros, une grève suspendue, la succession Serville s'ouvre sous tension
oct. 05, 2026
BTP : la Guadeloupe prise entre la crise d'activité et la taxe carbone européenne
oct. 05, 2026