Carburants : 19 centimes de plus à la pompe au 1er octobre en Guyane, le gazole frôle les 2,40 €

Carburants : 19 centimes de plus à la pompe au 1er octobre en Guyane, le gazole frôle les 2,40 €
Image d'illustration. DR

Les prix maxima des carburants augmentent fortement en Guyane au 1er octobre 2026. Le sans-plomb bondit de 19 centimes à 2,21 € le litre et le gazole s'approche de 2,40 €, au niveau de l'Hexagone. Le préfet Antoine Poussier a réuni mardi les acteurs socio-professionnels et promet des dispositifs d'aide renforcés, mais les professionnels de la route tirent la sonnette d'alarme.

Une flambée qui frôle les niveaux hexagonaux

L'arrêté préfectoral fixant les prix maxima pour octobre devait être publié mercredi 30 septembre, et le préfet Antoine Poussier a déjà annoncé le sens de la variation : une hausse d'environ 20 centimes. Selon France-Guyane, le supercarburant sans plomb augmente de 19 centimes et passe à 2,21 € le litre, contre 2,02 € en septembre, tandis que le gazole s'établit autour de 2,40 €. Péyi Guyane confirme des prix « autour de 2,20 € et 2,40 € le litre », soit des niveaux proches de ceux observés dans l'Hexagone. La barre symbolique des 2 € le litre avait déjà été franchie en mai 2026, et le mécanisme guyanais des prix plafonds, révisés chaque mois par arrêté préfectoral, ne protège plus du mouvement mondial des cours.

L'État annonce des aides, les rouleurs comptent

Face à cette nouvelle flambée, l'État annonce le renforcement de plusieurs dispositifs d'aide, sans que le détail des mesures ait été précisé dans les médias locaux au moment de la rédaction. Le préfet avait réuni mardi 29 septembre l'ensemble des acteurs socio-professionnels du territoire pour faire le point sur l'évolution des prix. Mais du côté des professionnels qui vivent sur la route, transporteurs, artisans du BTP, livreurs ou taxis, l'inquiétude porte sur la poursuite même de l'activité, dans un territoire où la vie chère structure l'agenda politique depuis des années. La hausse d'octobre intervient d'ailleurs au pire moment pour le transport de marchandises, en pleine rentrée et à l'approche de la saison des fêtes, période où les flux vers l'intérieur et les communes isolées atteignent leur pic.

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