Le 30 avril 2026, le tribunal administratif de la Guadeloupe ordonne plusieurs mesures urgentes pour améliorer les conditions de détention au centre pénitentiaire de Baie-Mahault.
Des atteintes graves aux libertés fondamentales ont conduit la juge des référés du tribunal administratif de la Guadeloupe à intervenir en urgence. Dans une ordonnance rendue le 30 avril dernier, elle enjoint à l’administration pénitentiaire de prendre une série de mesures pour remédier à des conditions de détention jugées indignes au centre pénitentiaire de Baie-Mahault.
Saisie par la section française de l’Observatoire international des prisons, suite à une visite en octobre 2025 du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL), la juridiction a examiné la situation au regard de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, qui permet d’ordonner « toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale » en cas d’atteinte « grave et manifestement illégale ».
L’ordonnance s’appuie sur un constat détaillé de dégradation des conditions de détention. Le centre affichait notamment, au 26 mars 2026, un taux d’occupation de 247 % dans la maison d’arrêt pour hommes, avec « 92 personnes majeures détenues [qui] dorment sur un matelas à même le sol ». La juge relève que cette situation « est susceptible de porter atteinte au droit à la dignité des personnes détenues ».
Des mesures immédiates pour préserver la dignité
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