Le tribunal mixte de commerce (TMC) de Cayenne passera de sept à huit juges consulaires le 1er janvier 2027. Le scrutin du mercredi 14 octobre a pourvu trois sièges : deux sortants reconduits, un nouveau venu. Il a fallu un second tour, le premier, n'ayant pas atteint le quorum.
Deux sortants reconduits, une entrée
Véronique Sorbe et Bruno Jarrin, dont les mandats s'achèvent le 31 décembre 2026, se représentaient. Ils repartent pour quatre ans. Louis Lacoste, chef d'entreprise et juriste, est élu pour la première fois, pour un mandat de deux ans. Les trois mandats démarreront le 1er janvier 2027.
Les trois élus avaient fait campagne sur une liste commune, en revendiquant des profils complémentaires et l'objectif d'une justice consulaire « de proximité et équilibrée ». Ils siégeront aux côtés des cinq autres juges actuellement en fonction : Christine Chung, Pascal Coupra, Pierre-Antoine Goubet, Pascal Vaudé et Laurence Verisson. L'effectif passe à huit.
Six candidats pour trois sièges
Face à la liste sortante, trois candidates issues du monde économique guyanais n'ont pas été élues. Naïké Bouchaut, expert-comptable et présidente de l'Ordre des experts-comptables de la Guyane, et Sabrina Geneviève, entrepreneuse dans la promotion immobilière, ont chacune recueilli 3 voix. Leticia Birba, directrice d'Air Caraïbes Guyane, en a obtenu 2.
Dix-huit ans de pratique reconduits, un nouveau mandat à l'essai
La continuité l'emporte. Véronique Sorbe compte dix ans d'expérience comme juge consulaire et est chargée de la prévention. Bruno Jarrin siège depuis huit ans et conserve sa fonction de juge-commissaire. Louis Lacoste apporte un bagage juridique et financier, avec un master en droit privé et un MBA en ingénierie patrimoniale.
La différence de durée tient à la règle des mandats : deux ans pour une première élection, quatre ans pour les suivantes. Le siège de Louis Lacoste sera remis en jeu fin 2028. Ceux de Véronique Sorbe et Bruno Jarrin courent jusqu'à fin 2030.
Des chefs d'entreprise pour juger leurs pairs
Le tribunal de commerce de Cayenne est dit « mixte ». Ses juges consulaires sont des dirigeants de sociétés, élus par leurs pairs. Ils siègent sous la présidence d’un magistrat professionnel, généralement le président du tribunal judiciaire de Cayenne.
Pour les chefs d'entreprise guyanais, le TMC est un interlocuteur incontournable. C'est lui qui tranche les litiges commerciaux, et lui qui accompagne les entreprises en difficulté, de la prévention jusqu'aux procédures collectives. Les juges qui y siègent, bénévoles, sont des dirigeants comme eux : savoir qui les compose, c'est savoir qui statuera, le cas échéant, sur l'avenir de leur entreprise.
Deux sortants reconduits, un nouvel élu, un effectif renforcé : le TMC de Cayenne joue la continuité. La nouvelle composition prendra effet le 1er janvier 2027.
Cet article vous a plu ?
Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir les prochains directement par email.
Pas de publicité, pas de spam, données jamais revendues.

À lire aussi
Guadeloupe : le collectif Nou Las Palé bloque Jarry
oct. 15, 2026
Guyane : grève illimitée à la Société guyanaise des eaux, onze revendications sur la table
oct. 14, 2026
Vaccination aux Antilles : les femmes enceintes progressent, les seniors décrochent
oct. 14, 2026