Dans un communiqué mis en ligne le 1er septembre 2026, la préfecture de Martinique livre les conclusions des investigations menées après douze signalements de troubles digestifs visant l'enseigne Snack Elizé. Ni les inspections de la DAAF dans six points de vente, ni les analyses commandées par le groupe n'ont mis en évidence de non-conformité expliquant les symptômes.
Douze signalements, six restaurants inspectés
La préfecture de Martinique a rendu publiques, le 1er septembre dernier, les conclusions des investigations sanitaires conduites autour de l'enseigne de restauration rapide locale Snack Elizé. À partir du 19 août, la Direction de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (DAAF) et l'Agence régionale de santé (ARS) ont reçu « 12 signalements émanant de particuliers qui se plaignaient de troubles digestifs, suite à la consommation de plats dans différents établissements ». Du jeudi 20 au mardi 25 août, la DAAF a mené des inspections sanitaires dans six points de vente.
L'ARS n'identifie pas de source commune
Les investigations épidémiologiques de l'ARS, conduites « sur la base des informations recueillies auprès des personnes ayant présenté des symptômes », n'ont pas permis d'identifier « une source commune de contamination alimentaire susceptible d'expliquer les troubles digestifs rapportés ». Les signalements ont alors été centralisés à la DAAF, compétente en matière de sécurité sanitaire alimentaire, qui a aussi examiné les résultats des contrôles menés par deux laboratoires sollicités par l'enseigne dans le cadre de son plan de contrôle interne.
La conclusion est sans ambiguïté : « Ni les inspections menées par la DAAF ni les contrôles en laboratoire réalisés par l'enseigne n'ont mis en évidence des non-conformités susceptibles d'expliquer les troubles digestifs signalés. » La préfecture ajoute, à titre d'information, que les gastro-entérites aiguës circulent en Martinique « à des niveaux globalement stables, conformes aux valeurs attendues pour la période ».
Des témoignages en ligne dès la mi-août
Les premiers témoignages publics sont pourtant antérieurs à la période retenue par les autorités. Le 16 août, sur un groupe Facebook rassemblant des habitants de la Martinique, une internaute écrivait : « Je tiens à signaler le snack élisé. Celui d'acajou. Faites attention, ma fille est malade pour intoxication alimentaire. La fille d'une amie aussi. » Elle rapportait aussi les propos de son médecin, qui traiterait « quotidiennement des cas d'intoxication » liés à cet établissement, affirmation qu'aucune donnée officielle ne corrobore.
D'autres publications ont circulé les jours suivants. Selon ZayActu, qui les a recensées le 19 août, elles faisaient état de vomissements, de fièvre, de déshydratation ou de gonflement de la gorge, dans des établissements d'Acajou, du Lamentin et de Rivière-Salée, des enfants pouvant figurer parmi les personnes touchées.
L'enseigne écarte un produit ou un lot en cause
Le 31 août, Snack Elizé avait publié ses propres résultats sur ses réseaux sociaux. Selon la direction, citée par ZayActu, ils permettent « d'écarter l'existence d'un produit, d'un lot, d'un établissement ou d'un problème dans [leur] chaîne de production ». L'enseigne reconnaît toutefois ne pas pouvoir exclure un écart ponctuel dans la manipulation d'un produit ou l'application d'une procédure, et se dit « sincèrement désolée » pour les troubles ressentis, quelle qu'en soit l'origine.
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