Le 11 avril 2026 à Aruba, Saint-Barthélemy a été désignée pour présider l’OCTA, une première pour ce territoire ultramarin engagé au niveau européen.
Saint-Barthélemy accède pour la première fois à la tête de l’OCTA. Réunis le 11 avril 2026 à Aruba lors de la conférence ministérielle, les représentants des pays et territoires d’outre-mer (PTOM) ont confié à l’île cette responsabilité stratégique.
Cette désignation marque une étape importante pour la collectivité de Saint-Barthélemy, appelée à jouer un rôle central dans la représentation des PTOM auprès de Union européenne. La présidence implique en effet de « porter la voix des PTOM », en tenant compte « des spécificités et des enjeux propres à chaque territoire », selon le communiqué de la collectivité.
Une voix renforcée auprès de l’Union européenne
Créée pour défendre les intérêts des territoires associés à l’Union européenne, l’OCTA constitue un espace de dialogue et de coordination. En accédant à sa présidence, Saint-Barthélemy devient un interlocuteur privilégié des institutions européennes sur des sujets stratégiques.
Parmi les priorités annoncées figurent « la transition énergétique et écologique, la gestion des sargasses, des déchets ou encore le développement de télécommunications résilientes ». Autant de problématiques communes aux territoires ultramarins, confrontés à des contraintes géographiques, environnementales et économiques spécifiques.
La présidence entend également renforcer la coopération entre les membres de l’organisation. Il s’agit de « favoriser une meilleure connaissance des défis et des projets de chacun », afin de partager des solutions adaptées et de mutualiser les expériences.
Un rôle en cohérence avec le statut de PTOM
Cette responsabilité s’inscrit dans le statut particulier de Saint-Barthélemy, devenue pays et territoire d’outre-mer en 2012. Ce cadre lui permet notamment de « bénéficier d’un cadre juridique plus adapté à ses particularités » et de ne pas appartenir à la zone douanière de l’Union européenne.
Comme le souligne la collectivité, ce positionnement spécifique facilite son implication dans les instances de coopération entre PTOM, tout en lui permettant de défendre ses intérêts propres à l’échelle européenne.
Selon Le Journal de Saint-Barth, cette prise de fonction s’inscrit dans une dynamique de montée en responsabilité du territoire sur la scène régionale et internationale, avec une volonté affirmée de peser davantage dans les échanges avec l’Union européenne.
Une délégation mobilisée
La représentation de Saint-Barthélemy lors de cette échéance était assurée par Xavier Lédée, accompagné de responsables administratifs en charge du développement territorial et de la culture.
Cette présidence ouvre une nouvelle phase pour la collectivité, appelée à coordonner les positions des PTOM et à défendre leurs intérêts communs. Elle illustre aussi la capacité des territoires ultramarins à jouer un rôle actif dans les relations entre l’Union européenne et les espaces extra-européens.
Dans un contexte marqué par les défis climatiques et économiques, Saint-Barthélemy devra désormais traduire cette responsabilité en actions concrètes, au service de l’ensemble des territoires qu’elle représente.
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