Depuis plusieurs semaines, les consommateurs martiniquais en font l’expérience très concrètement : les rayons œufs sont souvent clairsemés, parfois vides, et certaines références deviennent difficiles à trouver. Le phénomène n’est pas inédit, mais il revient avec assez de force pour interroger. Car derrière un produit du quotidien, c’est toute une chaîne économique qui se révèle : production locale, cycles d’élevage, arbitrages de consommation en période d’inflation, et contraintes propres à un petit territoire sans débouchés extérieurs évidents en cas de surproduction.
Le 5 février 2026, Bérangère Bonnetête, directrice générale de Martinique Aviculture (propriétaire de la marque “Les œufs Bonnaire”), a détaillé les facteurs en jeu. Son message de départ est clair : la pénurie observée en Martinique ne serait pas, à ce stade, le résultat d’un problème sanitaire ou d’un effondrement de la production locale. L’explication principale se situerait ailleurs : dans la demande, et dans la manière dont la filière doit s’adapter à une consommation qui augmente.
Un produit devenu “protéine refuge” dans un contexte d’inflation
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