La filière canne reste un pilier agricole et territorial en Guadeloupe, mais son modèle économique est à nouveau questionné frontalement. Un rapport, dont plusieurs constats ont été rendus publics, met en lumière une fragilité structurelle : la production repose massivement sur une multitude de petites exploitations, difficiles à mécaniser et rarement capables, seules, d’assurer un revenu suffisant. Ce diagnostic, déjà connu dans ses grandes lignes, prend une autre force lorsqu’il est adossé à des données économiques, et lorsqu’il s’accompagne de recommandations qui, de facto, invitent à transformer en profondeur l’organisation de la production.
L’enjeu dépasse la simple “crise agricole” : il touche à l’aménagement du territoire, à la capacité des exploitations à investir, à la soutenabilité d’un système dépendant d’aides, et à la place de la canne dans un équilibre qui mêle économie, énergie et identité. À ce stade, ce que dit le rapport, c’est d’abord une réalité de terrain : une filière qui continue d’occuper des hectares, mais dont la rentabilité, pour une grande partie des planteurs, semble bloquée par la taille des parcelles et par la montée des coûts.
Un modèle porté par des “petits planteurs” vieillissants
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