Le tribunal administratif de Cayenne a examiné le 23 avril 2026 le recours pour carence fautive de l'État dans la lutte contre l'orpaillage illégal, déposé par six associations et deux habitants du Lawa. Le rapporteur public a recommandé le rejet de la requête, sauf sur un point : la non-application en Guyane du dispositif national de traçabilité de l'or. Décision attendue d'ici fin mai. Décryptage d'un contentieux qui pourrait faire école.
C'est une procédure rare. Six associations (FOAG, ONAG, JAG, Maiouri Nature Guyane, Solidarité Guyane, WWF Guyane) et deux habitants du Lawa ont déposé en janvier 2024 un recours en carence fautive contre l'État, pour son incapacité chronique à enrayer l'orpaillage illégal et la pollution mercurielle qui empoisonne le fleuve Maroni depuis plus de trente ans. Un mémoire de 1500 pages, qui couvre les volets sanitaire, environnemental et juridique. L'audience a eu lieu le 23 avril 2026 à 9h30 au tribunal administratif de Cayenne. La décision est attendue dans le mois qui suit, soit autour du 23 mai 2026.
À l'audience, le rapporteur public a recommandé le rejet de la requête, sauf sur un point. Selon ses conclusions, l'État n'a pas commis de carence fautive sur la plupart des éléments présentés. Mais il a reconnu une faute concernant la traçabilité de l'or : le dispositif national prévu n'a pas été appliqué en Guyane, ce qui constitue un manquement de l'État. Pour le reste, l'avis est défavorable.
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