La gendarmerie a identifié deux hommes qui déposaient illégalement des déchets aux abords de l'ancienne décharge de Grand-Bourg, grâce à un dispositif de captation d'images autorisé par le parquet. Confrontés aux enregistrements, ils ont reconnu les faits et seront convoqués en octobre devant le délégué du procureur.
Deux personnes ont été identifiées puis entendues par les gendarmes pour des dépôts sauvages de déchets commis aux abords de l'ancienne décharge de Folle Anse, à Grand-Bourg, sur Marie-Galante. L'annonce figure dans un communiqué diffusé le 26 août 2026 par le commandement de la gendarmerie de Guadeloupe. Le site, situé à côté du quai de transfert géré par le Syvade Guadeloupe, continuait de faire l'objet de dépôts illégaux malgré une interdiction par arrêté municipal et la pose d'un grillage métallique destiné à en empêcher l'accès. Des pneumatiques usagés y étaient régulièrement jetés par-dessus la clôture.
« Ils pensaient pouvoir déposer leurs déchets en toute discrétion », écrit la gendarmerie en ouverture de son communiqué. À la demande du procureur de la République du tribunal judiciaire de Basse-Terre, une enquête préliminaire a été ouverte sous l'égide de la procureure de la République du tribunal judiciaire de Pointe-à-Pitre afin d'identifier les auteurs.
Une caméra sur la voie publique
Les premières investigations n'ayant rien donné, les enquêteurs ont sollicité l'autorisation du parquet de Pointe-à-Pitre pour installer un dispositif de captation d'images sur la voie publique. Le procédé a permis de filmer deux hommes en train de déposer illégalement des déchets. Le premier abandonnait des pneumatiques usagés. Le second est apparu au volant d'un véhicule de type 4x4 dont la benne était remplie de détritus divers : éléments de scooters, évier en inox et autres déchets. Confrontés aux images, les deux mis en cause ont reconnu les faits. Les pneumatiques et les déchets accumulés devant le grillage ont depuis été retirés et évacués par le Syvade Guadeloupe.
Composition pénale en octobre
Sur décision du substitut de la procureure de la République près le tribunal judiciaire de Pointe-à-Pitre, les deux hommes seront convoqués au mois d'octobre devant le délégué du procureur, dans le cadre d'une composition pénale. Une réponse judiciaire qui vise, selon la gendarmerie, à sanctionner les comportements constatés mais aussi à rappeler que l'abandon de déchets dans la nature ou sur un site interdit n'est pas sans conséquence.
Le cadre répressif s'est d'ailleurs durci récemment. Un décret du 2 juin 2026 relatif à la police des déchets a renforcé les sanctions applicables depuis le 5 juin : l'abandon de déchets dans l'espace public peut être puni d'une amende pouvant atteindre 1 500 euros, davantage en cas de récidive, et les infractions commises dans les espaces naturels protégés sont aggravées.
Sous l'autorité de la compagnie de Pointe-à-Pitre, la brigade de Grand-Bourg annonce poursuivre son action par la mise en place de contrôles. Les militaires rappellent disposer de moyens d'enquête permettant d'agir sur l'ensemble de la chaîne, « de l'auteur du dépôt jusqu'au producteur des déchets ».
Cet article vous a plu ?
Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir les prochains directement par email.
Pas de publicité, pas de spam, données jamais revendues.

À lire aussi
Les jeunes entreprises martiniquaises tiennent bon
oct. 12, 2026
Billets d’avion : la taxe Chirac en première ligne
oct. 12, 2026
Lycées : 19 établissements de Guadeloupe basculent en cours à distance
oct. 10, 2026