L'UTG a déposé le 9 octobre un préavis de grève générale à la Société guyanaise des eaux (SGDE), prenant effet le 15 octobre à 00 h 01. Le conflit touche un service public essentiel en pleine période de fortes chaleurs et de sécheresse.
Effectifs et conditions de travail
Le préavis, signé par Alain Balum, délégué syndical UTG-SGDE, s'accompagne d'un cahier de onze revendications. Les salariés dénoncent des effectifs jugés insuffisants, une surcharge de travail, des installations et équipements obsolètes et des postes clés non pourvus. L'UTG réclame la réalisation des embauches prévues contractuellement, une meilleure anticipation des départs à la retraite et fait état de pressions et de situations de harcèlement, accusations restant à confronter à la position de la direction.
Rémunérations et gouvernance
Le syndicat demande la revalorisation de la prime DTR, le paiement des heures supplémentaires et le maintien des écarts de rémunération entre les catégories OET et haute maîtrise lors des hausses du SMIC. Il réclame également un plan d'évolution des carrières et l'arrêt de ce qu'il décrit comme une ingérence du groupe SUEZ, actionnaire de la société, dans ses décisions, point restant à éclaircir auprès de la direction.
Un précédent en février
La grève d'EDF Guyane en février 2026 avait déjà perturbé la production d'eau : les usines de captage de la Comté, de Matiti et de Kourou s'étaient vidées lors des coupures électriques, la collectivité de Cayenne évoquant un retour à une pression normale au 2 mars. Pour l'heure, aucun élément ne permet d'affirmer que la distribution serait perturbée, les répercussions sur interventions, dépannages et accueil des abonnés restant indéterminées.
Un service public sous pression climatique
Les représentants du personnel et la direction devaient s'asseoir autour de la table le 13 octobre pour ouvrir les négociations. Le contexte renforce l'enjeu : la Guyane connaît une sécheresse historique, avec des forages à sec et un risque de remontée du biseau salin sur le littoral lié aux grandes marées d'octobre. Le nombre de salariés susceptibles de suivre le mouvement n'est pas connu.
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