🎀 Octobre Rose Cap'infos soutient la lutte contre le cancer du sein  ·  En savoir plus

Guadeloupe : 44 interpellations après un week-end de violences

Guadeloupe : 44 interpellations après un week-end de violences
Affiche du collectif Nou Las Palé. Crédits : Nou Las Palé

Pillages, incendies et couvre-feu pour les mineurs : la préfecture de Guadeloupe dresse le bilan d’un week-end de tensions, sur fond de rupture entre l’État et le collectif Nou Las Palé.

Quarante-quatre interpellations, dont plus de la moitié de mineurs, des tentatives de barrages sur plusieurs points de l’archipel, des pillages aux Abymes et un incendie sur la base nautique du Moule : c’est le bilan de la nuit de dimanche à lundi 19 octobre dressé par la préfecture de Guadeloupe. Cette nuit était aussi la première du couvre-feu instauré pour les mineurs à Pointe-à-Pitre et aux Abymes, après un week-end de violences en marge de la mobilisation contre la vie chère lancée le 14 octobre par le collectif Nou Las Palé.

Selon la préfecture, les forces de l’ordre, aux effectifs nocturnes renforcés, sont intervenues avec le SDIS et Routes de Guadeloupe pour rétablir la circulation, redevenue normale à 6 h 30. Les pillages « sporadiques » des Abymes ont été stoppés par la police nationale. Le centre-ville de Pointe-à-Pitre, placé sous « vigilance particulière », n’a connu « aucun trouble grave ».

Un couvre-feu d’une nuit

Le couvre-feu a été décidé dimanche 18 octobre après une nuit de violences urbaines à Pointe-à-Pitre et aux Abymes, qui ont fait « trois blessés parmi les forces de l’ordre ». Il s’appliquait de 20 heures à 6 heures lundi matin. La mesure visait « avant tout à protéger les mineurs », selon la préfecture. Selon l’AFP, les trois policiers ont été blessés par balles, et six autres l’avaient été vendredi lors de heurts à Basse-Terre.

Dimanche matin, les représentants de la CCI des Îles de Guadeloupe, des Entrepreneurs de Guadeloupe et de l’UDE-Medef se sont rendus à Pointe-à-Pitre à la rencontre des commerçants touchés. Ils rappellent que « rien ne saurait justifier les pillages, les incendies et les destructions qui fragilisent davantage notre tissu économique et menacent les emplois ».

Le collectif exige le départ du préfet

Ces violences, survenues le week-end de la journée nationale contre la vie chère du 17 octobre, sont intervenues alors que le dialogue était déjà rompu.

Le 15 octobre, Éric Coriolan, président de Sentinelles Guadeloupe et membre du collectif, avait reproché au préfet Thierry Devimeux d’être « davantage préoccupé par la légitimité de ceux qui contestent que par les raisons qui les conduisent à se mobiliser ». Il promettait « une annonce forte ».

Le même jour, Nou Las Palé avait exigé le départ du préfet, accusé de « marques de mépris envers le peuple guadeloupéen ». Ce départ constituait « un préalable à toute suite ». Le collectif se disait disponible pour recevoir « une délégation gouvernementale de haut niveau, dûment mandatée », et annonçait que sa mobilisation « se poursuivra et s’amplifiera ». Le lendemain, le RPPRAC formulait à son tour la même exigence en Martinique. 

Publicité

Cet article vous a plu ?

Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir les prochains directement par email.
Pas de publicité, pas de spam, données jamais revendues.

Parfait ! Vérifiez votre boîte mail et cliquez sur le lien de confirmation.
Veuillez entrer une adresse email valide.
Publicité

À lire aussi

↑
Recevez nos articles gratuitement par email — Aucune pub, données protégées S'inscrire gratuitement
Gratuit

Vous partez ?

Recevez chaque jour nos articles directement dans votre boite mail. Inscription gratuite, sans publicité, vos données restent confidentielles.

Parfait ! Vérifiez votre boite mail et cliquez sur le lien de confirmation.
Veuillez entrer une adresse email valide.