Les entreprises ultramarines obtiennent l’essentiel de leur crédit (84,5 % des encours) auprès des institutions bancaires locales. Mais ce financement, indispensable à leur survie, reste plus coûteux que dans l’Hexagone. À situation économique comparable, les petites et moyennes entreprises ultramarines paient plus cher pour se financer.
Des taux d’intérêt plus élevés et un accès au crédit restreint
Les banques commerciales implantées dans les départements d’outre-mer appliquent des taux d’intérêt professionnels sensiblement plus élevés qu’en métropole. Selon l’IEDOM, cette différence s’explique à la fois par un coût du risque plus important et par un environnement économique moins diversifié. Les petites entreprises locales, souvent jeunes et faiblement capitalisées, présentent des profils jugés plus risqués, entraînant des marges bancaires accrues.
Ce différentiel de taux s’observe surtout sur les crédits de trésorerie à court terme, dont le coût dépasse souvent les 6 %, contre 3 à 4 % en moyenne nationale. Pour les investissements à long terme, la situation reste plus équilibrée, mais les critères d’octroi demeurent stricts : garanties réelles, apport personnel et historique de rentabilité exigés.
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