Sarah M'BUTA installée vice-présidente JLD à Fort-de-France, Roseline CLERISSE-PASSEBOIS substitut du procureur général, et au moins trois magistrats supplémentaires arrivés pour renforcer la JIRS Antilles-Guyane. Les décrets de nomination publiés entre décembre 2025 et mars 2026 redessinent l'échelon judiciaire ultramarin, dans un contexte où le procureur général Patrice Cambérou a fait de la lutte contre la criminalité organisée et la traite des êtres humains les priorités de l'année.
C'est un mouvement de fond, peu commenté localement, qui se déploie depuis six mois. Le Journal officiel a publié, entre fin décembre 2025 et mars 2026, plusieurs décrets de nomination de magistrats au ressort de la cour d'appel de Fort-de-France. Premier marqueur : le décret du 26 décembre 2025 installe Mme Sarah M'BUTA comme vice-présidente chargée des fonctions de juge des libertés et de la détention (JLD) au tribunal judiciaire de Fort-de-France, et nomme Mme Roseline CLERISSE-PASSEBOIS substitut du procureur général près la cour d'appel. Le décret du 16 janvier 2026 complète d'autres affectations sur le ressort. Les décrets du 6 février 2026 et du 17 mars 2026 prolongent la séquence.
L'enjeu n'est pas seulement nominatif. Il est structurel. La cour d'appel de Fort-de-France couvre la Martinique et la Guyane, et sa juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) étend sa compétence à la Guadeloupe, à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy. Soit l'ensemble du ressort Antilles-Guyane. Dans un territoire où les contentieux de criminalité organisée explosent et où le narcotrafic structure une part importante des affaires lourdes, la composition de l'échelon judiciaire est un sujet politique majeur.
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