À Pointe-à-Pitre, du 23 au 26 avril 2026 au Macte, la 14e édition de Caribulles affiche l’ambition de devenir un carrefour caribéen des industries culturelles et créatives.
À Pointe-à-Pitre, le festival Caribulles entend marquer un tournant du 23 au 26 avril prochains au Macte. Dans un communiqué diffusé le 2 mars 2026, les organisateurs présentent cette nouvelle édition comme « LE Festival des innovations ! » et revendiquent « un changement de paradigme pour l’unique et l’incontournable Festival de BD, Manga et d’ateliers d’arts graphiques en Gwadloup ».
Pour sa 14e édition, le festival « franchit un cap décisif et affirme une ambition renouvelée : devenir le carrefour caribéen des Industries Culturelles & Créatives (ICC) » et annonce la publication de son « Magazine FAP FAP spécial ICC ». L’événement élargit ainsi son périmètre en se définissant comme « Festival Caribéen de la Bande Dessinée, du Manga et des ICC ».
Les organisateurs soulignent que Caribulles « se saisit, en Guadeloupe, du rôle d’initiateur des ICC, en accompagnant les pratiques créatives d’aujourd’hui et en préparant celles de demain ». Ils ajoutent que le festival « ne se contente plus d’être un espace de diffusion culturelle : il devient pour la Guadeloupe un véritable incubateur doté de la volonté de voir enfin ce secteur s’organiser en une filière économique fédérative à la hauteur de son potentiel ».
De la tradition orale à la scène
Parmi les nouveautés figure « KontAbulles De la tradition orale à la BD ! ». Il s’agit, selon les organisateurs, d’« un nouveau concours inédit de conte qui récompensera le meilleur conteur en transformant son récit en audiobook, puis en bande dessinée ». Cette initiative « illustre parfaitement la logique transmédia des ICC, où une même œuvre circule entre plusieurs supports, mobilisant différents savoir-faire artistiques ».
Autre proposition, « TéyatAbulles La BD sur scène ! ». Le metteur en scène Harry Kancel y propose « une pièce de théâtre inspirée d’une BD française dont l’histoire est tirée de l’esclavage ». Les organisateurs insistent sur « ce travail d’adaptation » jugé « d’autant plus délicat quand il faut sublimer des images déjà très expressives, pour les convertir en textes, en émotions, en sentiments, en états d’âme, en postures et attitudes sans trahir le champ thématique et esthétique de la BD ».
Le jeu vidéo et les temps forts
Avec GameAbulles, le jeu vidéo fait son entrée dans le festival. Caribulles lance un 1er tournoi de jeux vidéo. Les organisateurs rappellent que « longtemps perçu uniquement comme un loisir, le jeu vidéo est aujourd’hui reconnu comme une industrie culturelle émergente ».
Au-delà de ces innovations, le festival proposera « des ateliers BD et Manga pour tout public dans les Forts et en établissements scolaires », un « Concours Cosplay le 28 Mars au Centre Commercial de Baie-Mahault – 14H00 à 19H00 », ainsi que « des rencontres avec des auteurs » et des « meet-up (ICC & IA) », confirmant l’élargissement de son champ d’action à de nouvelles formes de création et de diffusion.
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