Signé le 16 octobre 2024, le protocole d'objectifs et de moyens de lutte contre la vie chère en Martinique affiche des résultats encourageants sur les prix, mais bute sur des obstacles juridiques pour sa pleine application.
Un dispositif inédit mobilisant l'ensemble des acteurs économiques
Le protocole martiniquais constitue une réponse structurée à la crise sociale de l'automne 2024, survenue dans un territoire où les produits alimentaires sont en moyenne 40 % plus chers qu'en France hexagonale selon l'INSEE. Le document engage l'État, la Collectivité territoriale de Martinique, les élus locaux, les distributeurs, les grossistes, les représentants socioprofessionnels, le Grand port maritime et le transporteur CMA-CGM.
L'accord prévoit une période d'observation de 36 mois, durant laquelle un ensemble de mesures vise à réduire les prix de plus de 6 000 produits de consommation courante répartis en 69 familles. Parmi ces familles, 54 bénéficient de la mise à zéro conjointe de l'octroi de mer et de la TVA, tandis que 15 autres profitent uniquement de la suppression de la TVA.
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