Marie-Laure et Camille Pelage seront jugés mardi 19 mai 2026 par le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre pour abus de confiance et complicité d'abus de confiance, dans le cadre de leur gestion de l'APAEI Marie-Galante. Une affaire ouverte fin 2018 par un signalement de Pôle emploi, et qui a déjà débouché sur le transfert de la gestion des structures à un autre opérateur. La défense conteste les faits et pointe l'absence de subvention effectivement versée.
L'audience est désormais calée. Mardi 19 mai 2026, le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre examinera les charges retenues contre Marie-Laure et Camille Pelage, anciens dirigeants de l'APAEI Marie-Galante (Association des Parents et Amis des Enfants Inadaptés). Les faits visés : abus de confiance et complicité d'abus de confiance. Une qualification pénale qui couvre un spectre large d'irrégularités présumées dans la gestion d'une association historiquement chargée de l'accompagnement des personnes en situation de handicap sur l'île dépendance de la Guadeloupe.
Le procès, initialement programmé plus tôt, avait été renvoyé à la demande des avocats de la défense, à la fois en raison de l'hospitalisation de Marie-Laure Pelage et de l'indisponibilité d'un avocat retenu sur une autre audience. La date du 19 mai a été retenue à l'issue de cette demande de renvoi.
Une enquête déclenchée par Pôle emploi en 2018
L'affaire remonte à fin 2018. C'est l'agence Pôle emploi de Marie-Galante qui, dans le cadre de ses contrôles routiniers, a transmis un signalement aux autorités judiciaires. Selon ses constats, plusieurs demandeurs d'emploi embauchés par l'APAEI dans le cadre de dispositifs d'aide à l'emploi auraient en réalité travaillé dans des structures privées sans rapport apparent avec l'objet social de l'association. Ce signalement a déclenché l'enquête préliminaire qui a conduit, quelques années plus tard, à la mise en cause des époux Pelage et au renvoi devant le tribunal correctionnel.
L'enquête a porté sur les flux financiers de l'association, les modalités de recrutement et d'affectation des salariés, et les liens éventuels entre l'APAEI et d'autres entités juridiques contrôlées par les mis en cause ou leur entourage. Le détail des chefs précis retenus par le parquet, ainsi que le périmètre exact des sommes en cause, sera précisé à l'audience du 19 mai. La défense a, à plusieurs reprises, demandé que le débat se concentre sur la matérialité des faits plutôt que sur leur qualification.
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