Face au projet de loi de finances 2026, les représentants du monde économique ultramarin dénoncent un « rabot » sans discernement sur la LODEOM. Du MEDEF aux chambres consulaires, l’appel à la mobilisation s’amplifie dans tous les territoires.
Depuis la présentation du projet de loi de finances 2026, les organisations patronales d’Outre-mer dénoncent une réforme qui « prévoit une réduction massive de la LODEOM sociale et des aides fiscales à l’investissement productif ». Dans leur pétition intitulée Mobilisation des acteurs économiques ultramarins pour la défense de l’emploi et des entreprises d’outre-mer, les présidents des MEDEF ultramarins préviennent : « Ces coupes pourraient atteindre 800 millions d’euros par an, mettant en péril des milliers d’emplois, la survie de nos TPE-PME, et l’équilibre de notre tissu économique local. »
Le texte insiste sur le rôle essentiel du dispositif, rappelant que « les exonérations et aides à l’investissement sont des outils indispensables pour compenser les surcoûts liés à l’insularité, à l’éloignement et à la petite taille de nos marchés ». Les signataires alertent : « Supprimer ou réduire fortement ces dispositifs, c’est provoquer une hausse brutale du coût du travail, un frein à l’embauche, une perte de compétitivité et une concentration économique au profit de quelques grands groupes. »
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