Les 55 élus de l'assemblée de Guyane sont convoqués le lundi 26 octobre pour élire le successeur de Gabriel Serville, décédé le 30 septembre, et renouveler la commission permanente. La majorité sortante, qui comptait 35 sièges sur 55 en 2021, n'en contrôlerait plus que 29 ou 30.
Un scrutin encadré par la loi
Les élus avaient jusqu'au 30 octobre pour pourvoir la vacance, soit un mois après le décès du président, selon les règles du Code général des collectivités territoriales. La présence des deux tiers des membres est requise. Les candidatures sont individuelles et excluent tout élu occupant une fonction incompatible, comme un mandat de maire. Le scrutin est secret : majorité absolue aux deux premiers tours, majorité relative au troisième.
Une majorité érodée
La coalition de Gabriel Serville avait remporté 35 sièges aux territoriales de juin 2021. Cinq élus ont depuis rompu : Aïssatou Chambaud, Violaine Machichi-Prost, Muriel Briquet, Jessi Américain et Keena Perlet-Léonce, auxquels s'ajoutent les désaccords publics exprimés par Zadkiel Saint-Orice dans France-Guyane il y a moins d'un mois. Le bloc majoritaire se retrouve ainsi à 29 ou 30 voix, un ou deux sièges au-dessus de la majorité absolue.
Commission permanente et dossiers en cours
Le même jour, l'assemblée renouvelera la commission permanente, qui assure la continuité de l'action publique entre les plénières. Jusqu'ici composée de 31 élus (le président, 15 vice-présidents et 15 membres), elle peut varier : la loi prévoit 4 à 15 vice-présidents et jusqu'à 15 autres élus. « On va d'abord déterminer le nombre de vice-présidents, puis les personnes qui siégeront », détaille le directeur général des services Grégoire Michau, qui promet une élection organisée « dans la dignité et le respect de chacun ». La présidence à pourvoir pilote un budget primitif 2026 de 897,3 M€, dont 279 M€ d'investissement.
Aucune candidature déclarée
À ce stade, aucun prétendant ne s'est déclaré officiellement et l'opposition, plus unie qu'en 2021, ne semble pas en mesure de l'emporter ; Rodolphe Alexandre, nouveau sénateur, ne devrait pas briguer la présidence. L'ordre du jour inclura aussi la représentation de la CTG au conseil d'administration de l'Établissement public foncier et d'aménagement de la Guyane. Andgreen Hutchinson, suppléant de Gabriel Serville, a rejoint l'assemblée.
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