Le 9 février dernier, une collision en vol entre deux autogires au large de la Pointe des Châteaux, à Saint-François, a causé le décès de deux personnes et déclenché une opération de secours maritime et aérien.
Le 9 février 2026, le CROSS Antilles-Guyane est informé d’un accident aérien impliquant deux autogires dans le secteur de la Pointe des Châteaux à Saint-François. « Après investigations en lien avec les services de la direction générale de l’aviation civile et de l’ARSC du Raizet, il s’avère que les deux autogires ont eu une collision » précise la préfecture de la Guadeloupe. L’un des appareils « a pu rentrer par ses propres moyens », tandis que l’autre « a chuté en mer », entraînant une intervention coordonnée des secours.
Dans les minutes qui suivent l’accident, l’hélicoptère de la sécurité civile est mobilisé pour participer aux recherches en mer avec la brigade nautique de la gendarmerie nationale, les pompiers de Guadeloupe ainsi que des particuliers présents dans le secteur. Toujours selon la préfecture, l’hélicoptère « a pu localiser rapidement une personne à la mer. Hélitreuillée, elle a été déclarée décédée peu après par le médecin dépêché par le SAMU ». Selon Guadeloupe 1ère cette première victime est un homme dont le corps a été récupéré au cours de l’après-midi.
Par la suite, les opérations de recherches se poursuivent avec des moyens nautiques et des plongeurs de la gendarmerie. La préfecture indique que les plongeurs « ont localisé l’épave avec une personne à bord. Celle-ci est présumée décédée. Les opérations d’extraction sont en cours ». Guadeloupe 1ère précise que cette seconde personne était à bord de l’autogire tombé en mer et que les secours ont travaillé jusque dans la soirée pour repérer et remonter cette dépouille.
Réactions et situation locale
Toujours selon Guadeloupe 1ère, la collision a profondément marqué la commune de Saint-François, particulièrement autour de la Pointe des Châteaux, un secteur prisé pour les vols de loisirs aérien léger. Les deux occupants de l’autre autogire, celui qui a pu regagner l’aérodrome, sont indemnes mais fortement affectés par le drame. La mobilisation des secours met en lumière un engagement important des services de l’État, des gendarmes maritimes et des pompiers pour faire face à ce type d’accident en milieu maritime.
Enquête en cours
Une enquête de gendarmerie est ouverte pour préciser les circonstances de cette collision en vol entre deux autogires. Les autorités compétentes cherchent à déterminer les facteurs ayant conduit à cet accident alors que les conditions météo étaient favorables. Les opérations de recherche et d’investigation se poursuivent sous la coordination des services préfectoraux et des services techniques de l’aviation civile, afin de compléter les premiers éléments établis par la préfecture.


