En Martinique, deux hommes ont été condamnés le 14 janvier dernier pour la destruction volontaire de plusieurs radars automatiques, à l’issue d’une enquête menée par la gendarmerie sous l’autorité du parquet de Fort de France.
Les dégradations de radars automatiques survenues à la suite des violences urbaines de fin 2024 viennent de connaître une première traduction judiciaire. La préfecture de Martinique, dans un communiqué publié le 19 janvier, revient sur une série de faits qui ont durablement affecté les dispositifs de sécurité routière sur l’ensemble du territoire.
Au cours de cette période troublée, « les violences urbaines de fin 2024 ont été marquées par de nombreux faits de violence et de dégradations sur l’ensemble du département ». Les installations de contrôle routier ont été particulièrement ciblées, puisque « les radars automatiques fixes de sécurité routière ont été très régulièrement pris pour cible, entraînant la destruction quasi totale du parc martiniquais ». Ces atteintes ne se sont pas limitées à l’année 2024, la préfecture précisant que « ces faits visant les radars se sont par ailleurs poursuivis en 2025 ».
Face à l’ampleur des destructions, une procédure judiciaire a été engagée. « Une enquête judiciaire ouverte pour dégradations et destructions volontaires, diligentée par l’Escadron Départemental du Contrôle des Flux du commandement de la gendarmerie de la Martinique, sous la direction du parquet du tribunal judiciaire de Fort de France », a permis l’interpellation de deux suspects. Cette opération est intervenue « ce mardi 13 janvier », l’un des deux individus étant « déjà incarcéré pour d’autres infractions ».
Les investigations conduites par les gendarmes ont conduit les mis en cause à reconnaître leur implication. « Confondus par les investigations menées par les gendarmes et ayant reconnu les faits lors de leur garde à vue », les intéressés ont été présentés à la justice. Ils ont été « déférés au tribunal judiciaire de Fort de France, le 14 janvier après midi ».
Une procédure pénale accélérée
Les auteurs ayant reconnu les faits, le dossier a été orienté vers une procédure spécifique. Ils « ont été jugés en Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité », comme le résume la préfecture. Cette audience a abouti à des condamnations pénales pour « la destruction dégradation volontaire de 8 radars automatiques en différents points du territoire martiniquais ».
Les peines prononcées diffèrent selon les profils des prévenus. L’un a été condamné à « 6 mois ferme », tandis que l’autre a écopé de « 12 mois dont 6 avec sursis ». Ces sanctions visent à répondre à la gravité des faits et à l’ampleur des dégâts causés aux équipements publics.
L’État partie civile
Dans ce dossier, « le préfet de la Martinique s’était préalablement constitué partie civile en sa qualité de représentant de l’État ». Cette démarche ouvre la voie à une réparation financière du préjudice subi. « Une nouvelle audience, programmée le 25 février 2026, permettra de statuer sur le montant des dommages intérêts civils », précise enfin le communiqué.






