En novembre 2025, la sécurité routière enregistre une baisse marquée des accidents et des décès Outre-mer, notamment aux Antilles et en Guyane, tandis que la mortalité augmente en France hexagonale.
Les chiffres de l’accidentalité routière du mois de novembre 2025 mettent en lumière des évolutions contrastées entre les territoires ultramarins et l’Hexagone. Alors que la mortalité progresse sur les routes de France hexagonale, les Outre-mer enregistrent une baisse significative du nombre de personnes tuées et blessées, selon les estimations de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière.
Dans l’ensemble des territoires ultramarins, les forces de l’ordre ont recensé en novembre 2025 « 244 accidents corporels de la circulation routière », soit « une baisse de 18 % par rapport au mois de novembre 2024 ». Le bilan humain fait état de « 13 personnes décédées », ce qui représente « 18 tués de moins » en un an, ainsi que « 294 personnes blessées », en diminution de « 17 % ».
Cette évolution favorable concerne directement les Antilles et la Guyane, où la sécurité routière demeure un enjeu majeur en raison de la configuration des réseaux routiers, de la part importante des deux-roues motorisés et des distances parcourues quotidiennement. La baisse observée en novembre s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue des autorités et de mobilisation des acteurs locaux, alors même que ces territoires restent structurellement plus exposés aux risques routiers.
Une amélioration sensible dans les territoires ultramarins
Le communiqué souligne que les résultats enregistrés Outre-mer contrastent nettement avec ceux observés un an plus tôt. La diminution simultanée des accidents, des blessés et des personnes tuées traduit une amélioration globale de la situation, même si la sécurité routière rappelle que ces chiffres mensuels doivent être interprétés avec prudence.
Cette baisse concerne l’ensemble des usagers, dans un contexte où les Outre-mer sont traditionnellement marqués par une surreprésentation des accidents impliquant des usagers vulnérables. Le recul du nombre de victimes constitue ainsi un signal jugé encourageant pour les Antilles et la Guyane, sans pour autant remettre en cause la nécessité de poursuivre les actions de prévention et de contrôle.
Une hausse de la mortalité dans l’Hexagone
À l’échelle nationale, la tendance est inverse. En France hexagonale, « 270 personnes sont décédées en novembre 2025 », contre « 266 en novembre 2024 », soit « 4 tués de plus », correspondant à « une hausse de 2 % ». Cette augmentation est notamment portée par « une hausse de la mortalité des piétons », avec « 46 tués, soit 8 de plus », tandis que la mortalité des automobilistes demeure stable avec « 142 tués ».
Le communiqué fait également état d’une hausse des décès chez « les moins de 18 ans » et chez « les 18‑24 ans », alors que le nombre de personnes âgées de 65 ans ou plus tuées sur les routes est en diminution. La mortalité progresse sur « les routes hors agglomération » et « sur autoroute », mais recule « en agglomération ».
Parallèlement, « 1 213 personnes ont été blessées gravement » en novembre en France hexagonale, soit « une baisse de 2 % », dans un contexte d’accidentalité globalement stable avec « 4 189 accidents corporels » recensés. Ces données confirment des dynamiques contrastées selon les territoires et les catégories d’usagers, au moment où la sécurité routière appelle à maintenir la mobilisation sur l’ensemble du territoire.







