Au Moule, le 14 décembre 2025, une agression visant Justine Bénin et une autre femme a suscité une réaction officielle du préfet de la région Guadeloupe, qui a exprimé son soutien aux victimes et condamné un acte de violence jugé inacceptable.
Le préfet de la région Guadeloupe a fait part d’une vive émotion et d’une profonde indignation après l’agression survenue dimanche matin au Moule et visant deux femmes, dont Justine Bénin, ancienne députée de la Guadeloupe, secrétaire d’État à la Mer et coordinatrice interministérielle contre les violences faites aux femmes en Outre-mer. Il a tenu à « exprimer à Justine Bénin son plein soutien, ainsi qu’à sa famille et à ses proches » et a « condamné avec la plus grande fermeté cet acte de violence inacceptable ».
Les faits se sont produits aux abords d’une église du centre du Moule. Dans un article de France Antilles consacré à cette affaire, il est indiqué que Justine Bénin a été victime d’une agression sexuelle alors qu’elle se rendait à la messe, un individu l’ayant attaquée par surprise. Le quotidien régional rapporte que l’homme « l’a étranglée par derrière et l’a soulevée de terre dans un geste violent, avant de lui soulever la jupe », précisant qu’une autre femme présente a également été agressée.
Le préfet a salué « la réactivité des forces de l’ordre qui ont interpellé l’auteur présumé des faits » et a indiqué qu’« une enquête judiciaire est en cours sous l’autorité du parquet afin d’établir précisément les circonstances et que l’auteur réponde de ses actes devant la justice ». France Antilles précise que l’homme suspecté a été interpellé peu après les faits et placé en garde à vue, l’enquête devant permettre de déterminer le déroulement exact de l’agression et les intentions de l’auteur présumé.
Engagée de longue date au service de la Guadeloupe et de l’intérêt général, Justine Bénin œuvre « avec détermination, entre autres, pour la défense des droits des femmes et la lutte contre toutes les formes de violences », rappelle le préfet. Il souligne que l’agression est « d’autant plus choquante qu’elle vise une personnalité investie dans ce domaine ». France Antilles évoque une vive émotion suscitée par cette attaque, tant en raison de la violence des faits que du combat mené de longue date par l’ancienne députée contre les violences sexistes et sexuelles.
Dans ce contexte, le préfet appelle « chacun à la retenue et au respect de la vie privée des victimes », tout en rappelant que « la lutte contre la violence est l’affaire de tous ». Il insiste sur le fait que « la solidarité, la vigilance collective et la confiance dans les institutions sont essentielles pour préserver la cohésion et la sécurité en Guadeloupe ». L’enquête judiciaire en cours devra désormais établir l’ensemble des responsabilités et permettre à la justice de se prononcer.









